Nidral

De Caradoc
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Nidral

Informations :

Nom Nidral
Pseudo Père Nidral
ou "Nini"
Rôle Vougier
Grade Père inférieur de
l'Ordre Gollikien
Contact

( Nouveau perso : Sir William )

L'avant Caradoc ~ La Rencontre avec Gollik

Père Nidral, (mon Père ou Nini pour ses fidèles) qui était connu comme étant la voix de Gollik était à l'origine le simple tenancier d'une auberge des plus respectueuses (selon les critères du peuple breutonnien). À ses heures perdues, il s’occupait également d'un élevage de jeunes chèvres des plus lucratifs.

Un jour de l'an de grâce 1214 (les analystes de l'Ordre Gollikien se disputent souvent sur la date exacte), un jeune vagabond ouvrit la porte de son auberge avec l'idée saugrenue de lui acheter l’ensemble de son cheptel caprin.
Il s'agissait en fait d'un jeune Moine se servant d'un énorme marteau comme d'un bâton de marcheur, et qui avait pour projet un peu fou de créer une armée de Saintes-Biquettes pour combattre démons et créatures cauchemardesques.

Après de nombreuses heures de conversation passées et plus encore de chopines descendues (et peut-être même de plusieurs jours, les analystes de l'Ordre Gollikien se chamaillent souvent sur la durée exacte), le rêve du jeune moine avait semé le doute dans l'esprit de l'aubergiste dont la propre vie paraissait vaine et bien morne en comparaison de la volonté inébranlable et de l'indéfectible foi de Gollik.

Alors que celui-ci tentait une énième démonstration bavarde comme quoi les chèvres devaient lui être remises en échange d'une bénédiction de sa part qui apporterait fortune à l'établissement, Nidral voulu laisser s'échapper un rot, chose somme toute compréhensible après la quantité de liquide fermeté qu'il avait ingurgitée, mais fut prit d'un étrange spasme et dégobilla pratiquement une pinte entière (ou plusieurs litrons, les débats entre analystes de l'Ordre Gollikien ne sont pas clos quant à la quantité exacte) de bière bien épaisse et moussue en plein sur la tête en forme de cathédrale de l'étrange marteau du moine. C'est à ce moment-là que se produisit le miracle qui allait changer à tout jamais la vie du brave Nidral...

En effet, la cathédrale sculptée, dégoulinante et poisseuse, se mit à briller d'une aura surnaturelle et sa sainte lumière envahie l'auberge, révélant ça et là les rats qui rampaient sous les tables, les trous dans la toiture et les murs, les flaques de déjections diverses sur le plancher, les dents sanguinolentes des échauffourées de la veille... À l'opposée, la toge blanchâtre du moine, toute autant maculée de bière, resplendissait avec ses reflets blonds qui semblaient nimber le brave Gollik.
Le contraste entre son lieu de travail sordide (bien que tout à fait acceptable selon les normes d'hygiène breutonnienne) et la beauté du jeune moine ayant accueilli sans broncher la gastrique offense fit chavirer le cœur et l'âme de Nidral qui s'agenouilla en pleurant à chaudes larmes, trop ébahit pour sentir qu'il écrasait un petit rongeur sous son genou gauche, mais sentant tout de même une écharde se planter dans son genou droit.

Percevant une foi vibrante emplir le tavernier, Gollik posa sa main sur le front de Nidral, et alors qu'il allait prononcer de saintes paroles (les analystes de l'Ordre Gollikien s'écharpent encore de manière fort virulente quant aux mots que comptaient prononcer le jeune moine), il fut pris à son tour d'un spasme gastrique et rendit en retour le trop-plein de bière ingurgitée sur le crâne du tavernier accroupi. Cela vaut bien un baptême! prononça Gollik lorsqu'il reprit sa respiration.

Le lendemain, Nidral vendit son auberge pour une bouchée de pain (certains analystes contestés de l'Ordre Gollikien parlent quant à eux des plusieurs miches de pain) à son voisin boulanger, revêtit une bure faite des draps de ses paillasses les plus propres et offrit l'intégralité de ses chevrettes à Gollik en échange de la permission de pouvoir l'accompagner dans son aventure.

Plus âgé, l'ex-aubergiste prit dorénavant le nom de Père Nidral (ou Nini pour les intimes, en souvenir des petits bêlements aigus de ses petites chèvres lorsqu'il les toilettait avant l'arrivée des clients) et c'est ainsi que Nidral et Gollik commencèrent le long voyage qui les emmènerait sur les plus grands champs de batailles que Mythodea ait connus.

1214

1215

Le Deuil