Toub
Aussi loin qu'on s'en souvienne, et même avec une transfusion de rhum, impossible de se souvenir d'un autre prénom pour celui ci.
Toubib.
Qui n'avait déjà pas été rafistolé par ses mains ? Qui n'avais pas encore sa cicatrice boursouflée ? Pourquoi est ce que, mystérieusement, un certain groupe de mercenaire avait la peau un peu plus dure que les autres ?
Va savoir.
Une chose est sure, il faisait parti des meubles. Un peu taciturne, mais toujours prêt à tenter d'améliorer ses techniques. Assez susceptible, mais toujours à vous tirer de la mêlée. Oui, même si il fallait reconstituer votre puzzle. Et bien trop discret, trop banal pour qu'on le remarque.
Mais il restait toujours dans l'ombre. jamais loin. Toujours là dès qu'une coupure ou un démembrement s'annonçait. Présent comme par magie, presqu'attiré par l'odeur du sang.
Chacun son style, me direz vous...
Il faut mieux de toute façon l'avoir avec soi, et il ne connait qu'une loyauté : les siens. le reste appartient aux livres. et les livres, aux vainqueurs. et les vainqueurs sont ceux qui restent debout.
Chacun son camp, me direz vous...
Et puis faut pas lui parler magie. cette science de lâches pour les pleutres, cet art de couards pour pleureuses. De toute façon, une grande bouche articule fort mal, les dents au sol. Et il vous rafistole en moins de temps qu'il ne vous en faut pour décerveler une pucelle. Même les nécromants ne relèvent pas aussi vite.
Chacun son camp, donc. Du moment qu'on est du sien.