Danses Breutonniennes

De Caradoc
Révision datée du 5 décembre 2025 à 20:38 par Alban (discussion | contributions) (→‎La Foirandole)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)

⭐️

Coquine et amusante, la danse de la briganviole est appréciable autant à pratiquer qu'à regarder.
La Breutonnie est un royaume fort réputé dans les Arts et notamment la qualité de ses danses folkloriques ou nobles dont voici une liste non exhaustive :

La Beurrée

Danse traditionnelle de Beurretagne, où les danseurs frottent énergétiquement le sol avec les semelles de leurs souliers comme on le ferait pour enduire de beurre le fond d'une marmite.

La Gigouillette

Danse très répandue comportant de nombreux petits pas et mouvements de pieds. Les meilleurs danseurs s'exécutent en posant une chopine bien remplie de bière sur leur tête qui ne doit jamais se renverser totalement.

La Briganviole

Danse amusante en duo qui consiste à ceinturer son ou sa partenaire pour opérer des petits frottement de bassin contre ses cuisses ou son séant. Un danseur de briganviole aguerrit parvient à ceinturer le corps et les bras en même temps et peut ainsi soulever son ou sa partenaire tout en réalisant un tour sur lui-même.

Le Menouillet

Danse très prisée de la noblesse. On « menouille » en décrivant de petit cercle de la pointe de son chausson tout en sautillant avec légèreté.
On « menouille » mieux en collant moulant et pourpoint ajusté qu'en portant d'amples vêtements, cela va de soi.

Le Branlourd

Ronde où l'on tente d'écraser lourdement le pied de la personne se trouvant senestre. En cas de réussite, la personne touchée doit sortir de la ronde. Le but est d'être le dernier à ne pas avoir eu le pied écrasé mais le Branlourd finit plutôt en pugilat la plupart du temps.

La Bouinette

Danse timide des convives de seconds plans qui consiste à simplement plier légèrement une jambe puis l'autre afin d'opérer un balancement mollasson du haut du corps.

La Tournebourre

Des paysans breutonniens exécutant une tournebourre à l'occasion de la fête du grand-lisier.

La Tournebourre consiste à danser en tournant autour d'un poteau ou d'un mât avec une main posée sur celui-ci. En se retenant au mât, le danseur peut contrer la force « sent-qui-pète » comme l'explique le savant Amandistar de Chalaburne, et ainsi continuer à tourner de plus en plus vite.

La Chiennouille

Serpentin dansant où les participants se serrent les uns derrières les autres tout en se tenant par les hanches. La personne en tête du serpentin est appelée le Chiennard ou la Chiennasse et est libre de choisir la direction où aller, sans jamais avoir à croiser ou interrompre la Chiennouille. Le danseur de queue est appelé le queutard ou la queutarde. Cette position étant considérée comme honteuse, le but du queutard est d'inviter physiquement les danseurs potentiels à rejoindre la chiennouille en prenant place derrière lui.
Exemple de chant lors d’une chiennouille : « C’est la chiennouille qui redémarre, c’est Caribert le chiennard... »

La Fongigue du pendu

Il s'agit plus d'une activité physique que d'une danse à proprement parler. À l'annonce du printemps, le bailli de la contrée fait quérir le plus infame cadavre des geôles sous sa juridiction et particulièrement celui recouvert de moisissures hirsutes et autres champignons suintants. On le suspend alors à une potence dressée pour l'occasion sur la place du village et on le balance d'un côté à l'autre au rythme d'une mélodie entrainante. Les jeunes gens sont alors invité à danser la gigue en rang tout en passant sous le pendu sans se faire toucher. L'affaire prend fin lorsque le cadavre tombe, si possible sur quelqu'un. La personne avec les habits les plus maculés de moisissures et d'humeurs fétides est désignée Fongeux ou Fongueuse et on la fouette joyeusement avec des balais ou des branches pour la nettoyer, parfois jusqu'à la dénuder et l'assommer complètement.
Plusieurs Érudits ont déjà fait montre des effets bénéfiques de la Fongigue du pendu sur la vie d'un village, pour chasser symboliquement le mauvais sort associé à l'hiver et la mort et

La Poissacaille

Danse méridionale festive où l'on jette au sol des carcasses de poissons pour faire choir les danseurs. Le dernier debout est désigné Poissecouille et se voit offrir son poids en produits de pêche fraiche du jour, en général un tonneau bien remplis. Dire à quelqu'un qu'il est poissecouille veut donc dire que c'est une personne chanceuse (parfois trop).

La Foirandole

Ronde hivernale pratiquée en famille ou entre amis proches après avoir mangé un bon plat à base de haricots, de fève ou de lentilles corail aux épices.