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Depuis plusieurs mois, la côte Nord-Est de la [[Bretonnie]] en la province de Normandie, | ==Sous les Ailes sombres du Walhalla - Calendrier Bretonnien 1206== | ||
Ils proviennent d'Yddland, une lointaine contrée, avec à leur tête un certain ''[[Grim Oluffalssen]]'' et ses hommes que l'ont dit être | Depuis plusieurs mois, la côte Nord-Est de la [[Bretonnie]] en la province de Normandie, subit des incursions de flotte viking. De nombreux Drakkars ont été vus, accostant dans des criques et remontant même certains cours d'eau. Ils proviennent d'Yddland, une lointaine et froide contrée, avec à leur tête un certain ''[[Grim Oluffalssen]]'' et ses hommes que l'ont dit être de guerriers brutaux et talentueux. Ils ont monté plusieurs enclaves vikingars sans que l'on sache leurs intentions véritables. Il y a cinquante ans, les terres de Valencour furent accordées à des migrants vikings et ceux-ci sont maintenant bien établis et sédentarisés. Les Yddlanders seraient quant à eux plus accoutumés aux pillages et à l'usage de la force... | ||
Les troupes de '''[[Saint Caradoc]]''' ont donc été envoyées en renfort pour soutenir [[Jean de Comblessac]], baron du Vauvert face à cette potentielle menace. | Les troupes de '''[[Saint Caradoc]]''' ont donc été envoyées en renfort pour soutenir [[Jean de Comblessac]], baron du Vauvert face à cette potentielle menace. | ||
'''''Voici comme Épilogue, un courrier adressé par un | '''''Voici comme Épilogue, un courrier adressé par un milicien de Comblessac au [[Prince Johann]] et à [[Khatarina]], chancelière du royaume.''''' | ||
''Vos majestés, | ''Vos majestés, | ||
''J’ai couru longtemps afin de vous faire parvenir cette missive. Je reviens d’une longue fuite de ces terres que l’on nomme Vauvert. D’ignobles événements s'y sont déroulés et je crois bien que nous ne pourrons plus jamais voir ne serait-ce qu’un peu d’humanité sur ces terres maudites. Vous aviez missionné la compagnie Caradoc, il y a de cela une semaine au jour où je vous écris, afin de soutenir plusieurs familles de colons face à un risque d'invasion viking. Laissez-moi vous conter les sombres troubles qui se sont | ''J’ai couru longtemps afin de vous faire parvenir cette missive. Je reviens d’une longue fuite de ces terres que l’on nomme Vauvert. D’ignobles événements s'y sont déroulés et je crois bien que nous ne pourrons plus jamais voir ne serait-ce qu’un peu d’humanité sur ces terres maudites. Vous aviez missionné la compagnie Caradoc, il y a de cela une semaine au jour où je vous écris, afin de soutenir plusieurs familles de colons face à un risque d'invasion viking. Laissez-moi vous conter les sombres troubles qui se sont déroulés sous mes yeux malheureux. | ||
''Je suis arrivé à la ferme Vauvert dans la soirée avec le Baron [[Jean de Comblessac]] en ma qualité de milicien pour l'escorter. Afin d'apaiser les tensions entre paysans et vikings, Sir Jean avait fait organiser un petit banquet dans la cour intérieure. Les tables étaient sobrement dressées et les gens du Vauvert avait apporté moults spécialités locales à faire goûter. Tout semblait avoir été pensé pour que les festivités se déroulent sans encombres. L'ambiance était bon enfant, les Caradociens tentaient de mettre à l'aise les villageois en contant d'anciennes histoires truculentes et j’ai même pu remarquer que certains essayaient de faire goûter des alcools bien étranges au baron afin de lui faire signer contrats et ordonnances. Des vikings de la contrée voisine de Valencour avaient été payés par le baron Jean pour faire office de mercenaires supplémentaires et d'interprètes. | ''Je suis arrivé à la ferme Vauvert dans la soirée avec le Baron [[Jean de Comblessac]] en ma qualité de milicien pour l'escorter. Afin d'apaiser les tensions entre paysans et vikings, Sir Jean avait fait organiser un petit banquet dans la cour intérieure. Les tables étaient sobrement dressées et les gens du Vauvert avait apporté moults spécialités locales à faire goûter. Tout semblait avoir été pensé pour que les festivités se déroulent sans encombres. L'ambiance était bon enfant, les Caradociens tentaient de mettre à l'aise les villageois en contant d'anciennes histoires truculentes et j’ai même pu remarquer que certains essayaient de faire goûter des alcools bien étranges au baron afin de lui faire signer contrats et ordonnances. Des colons vikings de la contrée voisine de Valencour avaient été payés par le baron Jean pour faire office de mercenaires supplémentaires et d'interprètes. | ||
''Les autres diables de vikings barbares étaient bien là eux aussi! Sans Leur chef, [[Grim Oluffalssen]] et c'est une garçonne au | ''Les autres diables de vikings barbares étaient bien là eux aussi! Sans Leur chef, [[Grim Oluffalssen]] et c'est une garçonne au regard ombrageux du nom de [[Sorcha]] qui le remplaçait. Fort heureusement, ils se mêlèrent à la fête et semblaient avoir oublié leurs intentions belliqueuse pour la soirée. | ||
''L'alcool coulait à flot dans tous les gosiers | ''L'alcool coulait à flot dans tous les gosiers et la valeureuse compagnie Caradoc s’appliquait à maintenir l'ordre pour que tout se passe au mieux, quoique certains n’hésitèrent pas non plus à vilipender ces rustres barbares lorsque ceux-ci manquaient aux règles de savoir-vivre les plus élémentaires. | ||
''Le baron avait sorti Hypocras à foison pour remplir | ''Le baron avait sorti Hypocras à foison pour remplir les godets des jouvencelles et les cornes à boire des barbares. La soirée battait son plein et des écus étaient distribués aux plus nécessiteux. | ||
''C'est vers les 2 heures du matin, que nous nous | ''C'est vers les 2 heures du matin, que nous nous aperçûmes que notre bien aimable baron avait disparu sans laisser de traces! Les recherches nocturnes furent brèves et infructueuses mais nous notions que [[Sorcha]], la soit disant Cheffe guerrière, en avait profité pour partir dans les limbes... Moins d'une heure après, alors que les convives étaient soit complètement ivres, soit très inquiets de l'étonnante disparition du baron, un jeune viking qui avait été plus tôt écarté du banquet car trop aviné et injurieux envers la Bretonnie fut retrouvé criblé de coup de dague ce qui mit tragiquement un terme aux festivités. | ||
''Le lendemain, la tension était palpable et on apprit que les vikings s’étaient tous regroupés dans les landes afin de projeter une attaque d'envergure. Les vikings de la contrée voisine avait donc choisi leur camp et se retournait contre le baron! Je pense qu’après une telle infamie il serait bon de délivrer croisade afin de réduire Valencour à néant. | ''Le lendemain, la tension était palpable et on apprit que les vikings s’étaient tous regroupés dans les landes afin de projeter une attaque d'envergure. Les vikings de la contrée voisine avait donc choisi leur camp et se retournait contre le baron! Je pense qu’après une telle infamie il serait bon de délivrer croisade afin de réduire Valencour à néant. | ||
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''En ce matin, un prêtre présent, du nom de Frère Blaise, choisit d’honorer une stèle en mémoires du baron disparu. Et c’est là que les premières altercations eurent lieu. La stèle fut brisée et c'est une bataille rangée opposant les fer-vêtus de la compagnie Caradoc à la horde des barbares vikings qui s'engagea. | ''En ce matin, un prêtre présent, du nom de Frère Blaise, choisit d’honorer une stèle en mémoires du baron disparu. Et c’est là que les premières altercations eurent lieu. La stèle fut brisée et c'est une bataille rangée opposant les fer-vêtus de la compagnie Caradoc à la horde des barbares vikings qui s'engagea. | ||
''Nos valeureux mercenaires Bretonniens repoussèrent la menace mais hélas nos problèmes ne faisaient que commencer. Nos éclaireurs venait de pister un groupe de vikings qui les avait à la découverte d'un cairn où était enterré un héros viking avec un marteau soit disant magique. C’est grâce à la vaillance de quelques villageois locaux tandis que les Caradociens repoussaient vaillamment les | ''Nos valeureux mercenaires Bretonniens repoussèrent la menace mais hélas nos problèmes ne faisaient que commencer. Nos éclaireurs venait de pister un groupe de vikings qui les avait à la découverte d'un cairn où était enterré un héros viking avec un marteau soit disant magique. C’est grâce à la vaillance de quelques villageois locaux tandis que les Caradociens repoussaient vaillamment les assaillants que nous pûmes récupérer cet étrange arme ou outil que semblait tant vouloir récupérer les barbares vikings. Était-ce lié à la prise du marteau, toujours est-il qu'un vent glacial se mit à souffler sur les plaines de Vauvert. | ||
''Nous | ''Nous dûmes ensuite escorter en cette fin de matinée, Jacques de Crèvecoeur, négociant de son état, qui avait grand besoin du soutien des hommes d’armes présents afin de quitter la région sans encombres pour emmener ses marchandises en lieu sûr vers [[Nouilles-York]]. C’est encore [[la compagnie Caradoc]], de brillants chevaliers vous dis-je, qui permirent aux marchandises de quitter la région sans encombres afin d'arriver à bon port. | ||
''Mais où était donc passée la terrible force viking que nous redoutions tant? C’est en redescendant dans la cour de la ferme du Vauvert que nous pûmes voir les barbares alignés dans la plaine, prêts à charger. Quel ne fût pas notre étonnement de reconnaitre parmi eux, le visage déformé par quelques maléfices de notre bon baron [[Jean de Comblessac]] ainsi que le faciès ricanant de la terrible [[Sorcha]]. Nous fîmes tout notre possible malgré la fatigue pour repousser l'assaut mais hélas! La sorcellerie puissante de la | ''Mais où était donc passée la terrible force viking que nous redoutions tant? C’est en redescendant dans la cour de la ferme du Vauvert que nous pûmes voir les barbares alignés dans la plaine, prêts à charger. Quel ne fût pas notre étonnement de reconnaitre parmi eux, le visage déformé par quelques maléfices de notre bon baron [[Jean de Comblessac]] ainsi que le faciès ricanant de la terrible [[Sorcha]]. Nous fîmes tout notre possible malgré la fatigue pour repousser l'assaut mais hélas! La sorcellerie puissante de la Cheffe viking fit que nombre de nos guerriers prirent les armes contre leur propre camp... Pis que tout, les villageois eux-mêmes furent possédés, se battant contre nous comme des diables. Je ne sais comment nous réussîmes finalement à cantonner les assaillants en dehors de la ferme le temps de reprendre des forces autour d'un bref repas, ce n'est pas pour rien que la compagnie est sous la protection de [[Saint Caradoc|Saint-Caradoc]], mais nous dûmes ensuite nous résoudre à abandonner les lieux le plus rapidement possible. C'est une véritable hordes de possédés qui s'abattit sur nous, je reconnus d'anciens villageois, d'anciens compagnons, et même quelques vikings de Valencour, les yeux injectés de sang, la mâchoire écumante tels des animaux enragés, se mouvant à une vitesse qui n'avait d'égale que la brutalité de leurs coups. Je n'ose imaginer ce qu'il advint de nos malheureux compagnons qui protégèrent notre déroute, ou furent juste moins prompt que nous autres à choisir la retraite la plus anarchique qu'il soit. | ||
''Au jour où vous lirez cette missive, je reste persuadé que la souillure de la | ''Au jour où vous lirez cette missive, je reste persuadé que la souillure de la baronnie de Vauvert est profonde et que ce maléfice pourrait s'étendre à d'autres proches contrées. La population bretonnienne n'est pas prête à affronter de tels maux. Si ces terres restent abandonnées par vos majestés, tôt ou tard nous en paierons le prix. | ||
''Signé d'une croix par Antonin, milicien de Comblessac, et rédigé par le vicaire Archibald de la paroisse de Panaverne. | ''Signé d'une croix par Antonin, milicien de Comblessac, et rédigé par le vicaire Archibald de la paroisse de [[Panaverne]]. | ||
Lien externe : [[http://www.fantastiquecomedie.com/campagnemilitaire La campagne militaire Sous les ailes sombres du | Lien externe : [[http://www.fantastiquecomedie.com/campagnemilitaire La campagne militaire Sous les ailes sombres du Walhalla]] | ||
== | ==Calendrier Bretonnien 1207 - Le sacrilège et la Fuite== | ||
Pris dans une tourmente dépassant tout ce que nous pouvions imaginer, fuyant dans la précipitation, sans vivre et transportant nos blessés, nous avons commis sur la route du retour un immense sacrilège en pillant et brûlant L'abbaye de [[Ker-ar-Berg]] où nous avons même dérobé une sainte relique. | Pris dans une tourmente dépassant tout ce que nous pouvions imaginer, fuyant dans la précipitation, sans vivre et transportant nos blessés, nous avons commis sur la route du retour un immense sacrilège en pillant et brûlant L'abbaye de [[Ker-ar-Berg]] où nous avons même dérobé une sainte relique. | ||
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Ce méfait précéda notre retour au manoir de [[Saint Caradoc]] et notre seigneur nous fit pourchasser et emprisonner. Nos biens et nos terres furent confisqués, et on nous condamna à mort. Cependant personne n'avait pu mettre la main sur la relique dérobée que nous avions pris soin de cacher. | Ce méfait précéda notre retour au manoir de [[Saint Caradoc]] et notre seigneur nous fit pourchasser et emprisonner. Nos biens et nos terres furent confisqués, et on nous condamna à mort. Cependant personne n'avait pu mettre la main sur la relique dérobée que nous avions pris soin de cacher. | ||
Nous sommes une poignée à avoir pu nous échapper en emportant quelques affaires. Nous nous sommes enfuis en [[Mauritanie]], sous les conseils de Dame ''[[Morgane]]'', une noble étrangère qui eux vent de notre mésaventure et qui semblait très intéressées pour recruter des | Nous sommes une poignée à avoir pu nous échapper en emportant quelques affaires. Nous nous sommes enfuis en [[Mauritanie]], sous les conseils de Dame ''[[Morgane]]'', une noble étrangère qui eux vent de notre mésaventure et qui semblait très intéressées pour recruter des mercenaires prêt à tout pour échapper à notre funeste sort. | ||
''[[Morgane]]'' chargea une certaine ''[[Kanasta]]'' de nous délivrer. Celle-ci traversa l'[[Eddreja]] afin de partir à la recherche de la relique dans notre ancien fief en [[Bretonnie]]. Fouillant les environs du manoir de [[Saint Caradoc]] en suivant nos indications et avec son sens de la magie, elle pu finalement retrouver "[[la hanche de Nethras]]", relique provenant d’un dieu. ''[[Kanasta]]'' négocia alors avec notre seigneur ''[[Sir Rodrick]]'', notre exil en [[Mauritanie]] contre la remise de la relique. Celui-ci accepta à la condition que nous renoncions à notre appartenance au royaume de Bretonnie et que nous n'y remettions plus les pieds. La chose fut actée et le reste de nos compagnons fait actuellement voyage vers la Mauritanie pour nous rejoindre vers d'autres aventures. | ''[[Morgane]]'' chargea une certaine ''[[Kanasta]]'' de nous délivrer. Celle-ci traversa l'[[Eddreja]] afin de partir à la recherche de la relique dans notre ancien fief en [[Bretonnie]]. Fouillant les environs du manoir de [[Saint Caradoc]] en suivant nos indications et avec son sens de la magie, elle pu finalement retrouver "[[la hanche de Nethras]]", relique provenant d’un dieu. ''[[Kanasta]]'' négocia alors avec notre seigneur ''[[Sir Rodrick]]'', notre exil en [[Mauritanie]] contre la remise de la relique. Celui-ci accepta à la condition que nous renoncions à notre appartenance au royaume de Bretonnie et que nous n'y remettions plus les pieds. La chose fut actée et le reste de nos compagnons fait actuellement voyage vers la Mauritanie pour nous rejoindre vers d'autres aventures. | ||
Version du 4 mars 2018 à 22:05
Sous les Ailes sombres du Walhalla - Calendrier Bretonnien 1206
Depuis plusieurs mois, la côte Nord-Est de la Bretonnie en la province de Normandie, subit des incursions de flotte viking. De nombreux Drakkars ont été vus, accostant dans des criques et remontant même certains cours d'eau. Ils proviennent d'Yddland, une lointaine et froide contrée, avec à leur tête un certain Grim Oluffalssen et ses hommes que l'ont dit être de guerriers brutaux et talentueux. Ils ont monté plusieurs enclaves vikingars sans que l'on sache leurs intentions véritables. Il y a cinquante ans, les terres de Valencour furent accordées à des migrants vikings et ceux-ci sont maintenant bien établis et sédentarisés. Les Yddlanders seraient quant à eux plus accoutumés aux pillages et à l'usage de la force...
Les troupes de Saint Caradoc ont donc été envoyées en renfort pour soutenir Jean de Comblessac, baron du Vauvert face à cette potentielle menace.
Voici comme Épilogue, un courrier adressé par un milicien de Comblessac au Prince Johann et à Khatarina, chancelière du royaume.
Vos majestés,
J’ai couru longtemps afin de vous faire parvenir cette missive. Je reviens d’une longue fuite de ces terres que l’on nomme Vauvert. D’ignobles événements s'y sont déroulés et je crois bien que nous ne pourrons plus jamais voir ne serait-ce qu’un peu d’humanité sur ces terres maudites. Vous aviez missionné la compagnie Caradoc, il y a de cela une semaine au jour où je vous écris, afin de soutenir plusieurs familles de colons face à un risque d'invasion viking. Laissez-moi vous conter les sombres troubles qui se sont déroulés sous mes yeux malheureux.
Je suis arrivé à la ferme Vauvert dans la soirée avec le Baron Jean de Comblessac en ma qualité de milicien pour l'escorter. Afin d'apaiser les tensions entre paysans et vikings, Sir Jean avait fait organiser un petit banquet dans la cour intérieure. Les tables étaient sobrement dressées et les gens du Vauvert avait apporté moults spécialités locales à faire goûter. Tout semblait avoir été pensé pour que les festivités se déroulent sans encombres. L'ambiance était bon enfant, les Caradociens tentaient de mettre à l'aise les villageois en contant d'anciennes histoires truculentes et j’ai même pu remarquer que certains essayaient de faire goûter des alcools bien étranges au baron afin de lui faire signer contrats et ordonnances. Des colons vikings de la contrée voisine de Valencour avaient été payés par le baron Jean pour faire office de mercenaires supplémentaires et d'interprètes. Les autres diables de vikings barbares étaient bien là eux aussi! Sans Leur chef, Grim Oluffalssen et c'est une garçonne au regard ombrageux du nom de Sorcha qui le remplaçait. Fort heureusement, ils se mêlèrent à la fête et semblaient avoir oublié leurs intentions belliqueuse pour la soirée. L'alcool coulait à flot dans tous les gosiers et la valeureuse compagnie Caradoc s’appliquait à maintenir l'ordre pour que tout se passe au mieux, quoique certains n’hésitèrent pas non plus à vilipender ces rustres barbares lorsque ceux-ci manquaient aux règles de savoir-vivre les plus élémentaires. Le baron avait sorti Hypocras à foison pour remplir les godets des jouvencelles et les cornes à boire des barbares. La soirée battait son plein et des écus étaient distribués aux plus nécessiteux.
C'est vers les 2 heures du matin, que nous nous aperçûmes que notre bien aimable baron avait disparu sans laisser de traces! Les recherches nocturnes furent brèves et infructueuses mais nous notions que Sorcha, la soit disant Cheffe guerrière, en avait profité pour partir dans les limbes... Moins d'une heure après, alors que les convives étaient soit complètement ivres, soit très inquiets de l'étonnante disparition du baron, un jeune viking qui avait été plus tôt écarté du banquet car trop aviné et injurieux envers la Bretonnie fut retrouvé criblé de coup de dague ce qui mit tragiquement un terme aux festivités.
Le lendemain, la tension était palpable et on apprit que les vikings s’étaient tous regroupés dans les landes afin de projeter une attaque d'envergure. Les vikings de la contrée voisine avait donc choisi leur camp et se retournait contre le baron! Je pense qu’après une telle infamie il serait bon de délivrer croisade afin de réduire Valencour à néant.
En ce matin, un prêtre présent, du nom de Frère Blaise, choisit d’honorer une stèle en mémoires du baron disparu. Et c’est là que les premières altercations eurent lieu. La stèle fut brisée et c'est une bataille rangée opposant les fer-vêtus de la compagnie Caradoc à la horde des barbares vikings qui s'engagea.
Nos valeureux mercenaires Bretonniens repoussèrent la menace mais hélas nos problèmes ne faisaient que commencer. Nos éclaireurs venait de pister un groupe de vikings qui les avait à la découverte d'un cairn où était enterré un héros viking avec un marteau soit disant magique. C’est grâce à la vaillance de quelques villageois locaux tandis que les Caradociens repoussaient vaillamment les assaillants que nous pûmes récupérer cet étrange arme ou outil que semblait tant vouloir récupérer les barbares vikings. Était-ce lié à la prise du marteau, toujours est-il qu'un vent glacial se mit à souffler sur les plaines de Vauvert.
Nous dûmes ensuite escorter en cette fin de matinée, Jacques de Crèvecoeur, négociant de son état, qui avait grand besoin du soutien des hommes d’armes présents afin de quitter la région sans encombres pour emmener ses marchandises en lieu sûr vers Nouilles-York. C’est encore la compagnie Caradoc, de brillants chevaliers vous dis-je, qui permirent aux marchandises de quitter la région sans encombres afin d'arriver à bon port.
Mais où était donc passée la terrible force viking que nous redoutions tant? C’est en redescendant dans la cour de la ferme du Vauvert que nous pûmes voir les barbares alignés dans la plaine, prêts à charger. Quel ne fût pas notre étonnement de reconnaitre parmi eux, le visage déformé par quelques maléfices de notre bon baron Jean de Comblessac ainsi que le faciès ricanant de la terrible Sorcha. Nous fîmes tout notre possible malgré la fatigue pour repousser l'assaut mais hélas! La sorcellerie puissante de la Cheffe viking fit que nombre de nos guerriers prirent les armes contre leur propre camp... Pis que tout, les villageois eux-mêmes furent possédés, se battant contre nous comme des diables. Je ne sais comment nous réussîmes finalement à cantonner les assaillants en dehors de la ferme le temps de reprendre des forces autour d'un bref repas, ce n'est pas pour rien que la compagnie est sous la protection de Saint-Caradoc, mais nous dûmes ensuite nous résoudre à abandonner les lieux le plus rapidement possible. C'est une véritable hordes de possédés qui s'abattit sur nous, je reconnus d'anciens villageois, d'anciens compagnons, et même quelques vikings de Valencour, les yeux injectés de sang, la mâchoire écumante tels des animaux enragés, se mouvant à une vitesse qui n'avait d'égale que la brutalité de leurs coups. Je n'ose imaginer ce qu'il advint de nos malheureux compagnons qui protégèrent notre déroute, ou furent juste moins prompt que nous autres à choisir la retraite la plus anarchique qu'il soit.
Au jour où vous lirez cette missive, je reste persuadé que la souillure de la baronnie de Vauvert est profonde et que ce maléfice pourrait s'étendre à d'autres proches contrées. La population bretonnienne n'est pas prête à affronter de tels maux. Si ces terres restent abandonnées par vos majestés, tôt ou tard nous en paierons le prix.
Signé d'une croix par Antonin, milicien de Comblessac, et rédigé par le vicaire Archibald de la paroisse de Panaverne.
Lien externe : [La campagne militaire Sous les ailes sombres du Walhalla]
Calendrier Bretonnien 1207 - Le sacrilège et la Fuite
Pris dans une tourmente dépassant tout ce que nous pouvions imaginer, fuyant dans la précipitation, sans vivre et transportant nos blessés, nous avons commis sur la route du retour un immense sacrilège en pillant et brûlant L'abbaye de Ker-ar-Berg où nous avons même dérobé une sainte relique.
Ce méfait précéda notre retour au manoir de Saint Caradoc et notre seigneur nous fit pourchasser et emprisonner. Nos biens et nos terres furent confisqués, et on nous condamna à mort. Cependant personne n'avait pu mettre la main sur la relique dérobée que nous avions pris soin de cacher.
Nous sommes une poignée à avoir pu nous échapper en emportant quelques affaires. Nous nous sommes enfuis en Mauritanie, sous les conseils de Dame Morgane, une noble étrangère qui eux vent de notre mésaventure et qui semblait très intéressées pour recruter des mercenaires prêt à tout pour échapper à notre funeste sort.
Morgane chargea une certaine Kanasta de nous délivrer. Celle-ci traversa l'Eddreja afin de partir à la recherche de la relique dans notre ancien fief en Bretonnie. Fouillant les environs du manoir de Saint Caradoc en suivant nos indications et avec son sens de la magie, elle pu finalement retrouver "la hanche de Nethras", relique provenant d’un dieu. Kanasta négocia alors avec notre seigneur Sir Rodrick, notre exil en Mauritanie contre la remise de la relique. Celui-ci accepta à la condition que nous renoncions à notre appartenance au royaume de Bretonnie et que nous n'y remettions plus les pieds. La chose fut actée et le reste de nos compagnons fait actuellement voyage vers la Mauritanie pour nous rejoindre vers d'autres aventures.