Burich
Pour les quelques mots qu'ont réussi à lui soutirer les voyageurs croisés sur le chemin, Burrich viens de l'est. Cette conclusion, qu'ont eu certain à son contact, est sûrement plus dû aux intonations de ses grognements qu'à ses paroles, les premiers étant plus fréquent que les secondes.
Il semble voyager depuis déjà un bon moment avec un jeune homme venant visiblement de l'est lui aussi. Quoi que ce dernier soit bien plus éloquent, son accent n'aide pas les curieux à se sustenter.
Même si le plus jeune se laisse facilement impliquer dans les discussion, le sujet de leur voyage reste mystérieux. A la moindre évocation de ce sujet, le regard du barbu se fait plus dur. Comme Fitz n'est pas toujours très alerte, un coup de coude ou de genou est parfois nécessaire pour qu'il se ressaisisse. Alors, arborant comme à son habitude un grand sourire, il reprend habilement sa conversation sur un tout autre sujet.
C'est durant l'une des étapes de leur périple qu'ils rencontrèrent Gwilen. Cette dernière, à ce moment là, était en mauvaise posture. Accompagnée d'un homme portant lui aussi le sable et l'argent, ils étaient manifestement affaiblis et le reste de leur expédition perdu. Le destin ou le hasard faisant son œuvre, les deux groupes se dirigeaient vers la même direction. Fitz leur proposa donc de les escorter jusqu'au reste de leur compagnie quand Burich ne fit qu'un grognement visiblement pas enchanté par l'idée. Après avoir remis entre les main de leur compagnie les rescapés, les deux voyageurs reprirent leur chemin.
C'est bien plus tard que la deuxième rencontre eu lieu. Toujours sur la route, c'est lors d'une soirée arrosée dans une auberge qu'au cours d'une conversation le blond tomba sur Gwilen. Elle était accompagnée de l'ensemble de sa compagnie et ils étaient sur le pied de guerre. Fitz, toujours prompt à se lier d'amitié, se vit invité à rejoindre le groupe dès que Gwilen fit part de son attitude chevaleresque au reste de la tablée. Il rejoignit donc cette communauté bretonnienne à la condition que le rustre qui l'accompagne en fasse de même.
Arborant désormais les couleurs de leur groupe d'adoption les deux voyageurs seront donc pour un temps au moins couverts par l’anonymat de la compagnie Caradoc.